ALBAOLA

Pasaia (Pays basque)

L'arcasse

La grande structure des préfabriqués

Cette étape de la construction du San Juan est primordiale. L’arcasse était l’élément préfabriqué le plus important installé sur un navire basque au XVIe siècle. Cette immense structure de quatre mètres de large et de près de six mètres de long devait être très résistante pour pouvoir supporter l’assaut des vagues de l’océan Atlantique. La grande poutre de bois au milieu qui la traverse de haut en bas s’appelle l’étambot. Très prochainement on y installera les ferrures du safran.

La partie inférieure de l’arcasse s’unit au groupe formé par la quille, le talon de quille et la courbe de l’étambot. En effet, elle s’insère entre le talon de quille et la courbe de l’étambot. Toutes les pièces sont fixées par de gros clous de 30cm et des boulons d’un demi-mètre.

 

L’étape de la transformation dans la construction navale

A l’époque du baleinier San Juan, il était commun de voir une arcasse sur les navires. Un siècle plutôt en revanche, elles étaient une innovation. Vers la moitié du XVe siècle, l’avant et l’arrière des navires se ressemblaient beaucoup : à l’avant du navire les planches étaient clouées à la proue et à l’arrière à la poupe. La seule différence était que la proue était tordue et la poupe droite.

En construisant une surface plane sur la poupe, les charpentiers avaient obtenu deux réussites : la construction en soi était facilitée, et le volume intérieur du navire était augmenté. L’arcasse représentait un véritable avantage au moment de transporter du poids dans le cas des navires basques qui devaient traverser l’Atlantique.

Pause de l’arcasse

A l’époque de la construction du San Juan du XVIe siècle, on ne pouvait compter que sur le matériel constitué de cordes, de poulies et de grues en bois ainsi que sur la force des hommes voire des bœufs pour soulever et installer l’arcasse dans son emplacement. C’est un défi qui dépasse nos compétences pour le moment, c’est pour cela que nous utiliserons une grue moderne. Le seul fait d’imaginer comment ils devaient s’y prendre dans le temps accroit notre admiration pour les ouvriers et techniciens de l’époque.

Photos du procesuss de construction îci